Les États généraux de l'éthique de l'IA :

septembre-novembre 2021

Une initiative de la chaire éthique & IA avec le soutien de :

1. Présentation :

Les « États généraux de l’éthique de l’IA » désignent une manifestation scientifique publique qui aura lieu à l’Université Grenoble Alpes, sur le territoire de l’agglomération grenobloise et dans le périmètre de la région Auvergne Rhône-Alpes en octobre-novembre 2021, reposant sur une consultation publique de niveau national et de visibilité internationale ; elle associe des scientifiques de toutes disciplines et des experts de l’IA, des élus et des responsables politiques-administratifs, des représentants d’association, des citoyens, des professionnels des domaines intéressés, des industriels et des entrepreneurs, des acteurs du secteur culturel et des artistes.

La question qui inspire et guide cette manifestation, volontairement large, est « Quelle IA éthique pour la France, l’Europe et la planète ? » (par référence à celle qui a guidé les États généraux de la bioéthique qui se sont tenus en France en 2018 : « Quel monde voulons-nous pour demain ? »)

Des ateliers, des débats, des conférences auront lieu à l’automne 2021, et ils seront préparés en amont à partir de février 2021 par plusieurs événements identifiables au niveau national et international.

2. Projet scientifique

Aujourd’hui, en matière de réflexion sur l’éthique de l’IA, la connaissance apparaît très inégalement partagée : tandis que la préoccupation éthique apparaît comme un leitmotiv sinon comme une sincère préoccupation des concepteurs d’IA, des chaires universitaires se développent dans le monde, en Europe et en France, tant dans les sciences informatiques qu’en philosophie et en droit, mais le grand public demeure fort loin de disposer des catégories permettant de poser les questions, d’approfondir la discussion, et de se forger un avis éclairé. Il est au contraire souvent livré à ses émotions, ce qui alourdit les débats sinon les opacifie. 

Nous avons montré ailleurs comment certaines initiatives contemporaines, dont celle récemment développée à Montréal, apparaissaient exemplaires d’une démarche de montée collective en conscience, basée sur la meilleure connaissance technique possible, de nature à permettre à une large communauté de progresser dans l’appréhension réflexive de ces nouvelles technologies et de leur apport pour la société. Bref, il est possible de faire pratiquer la conversation éthique à une communauté élargie, y compris sur des sujets inquiétants et sensibles. Dans la perspective inclusive qui définit toute société démocratique, cela constitue même une forme d’impératif.

Les États généraux de l’éthique de l’IA ont cette ambition à partir du territoire grenoblois et dans l’espace de la région AURA, vaste écosystème d’innovation accoutumé, de par la volonté de ses différents acteurs, à faire dialoguer les savoirs sur des questions qui engagent l’avenir : l’objectif est, au cours d’une année de travail (durant l’année civile 2021) de contribuer à constituer les bases de la conversation éthique relative à l’IA. 

A cet égard, la reprise d’une formule ancrée dans une tradition ancienne et puissante, celle des États généraux, constitue une déclaration par laquelle nous entendons signifier la dimension collective de la réflexion qu’il est aujourd’hui nécessaire de cultiver, non pas au-delà des divergences de points de vue, mais grâce à eux, ou à travers eux. L’expression publique du “tiers état” n’est-elle pas, dans l’histoire, une des formes prises par la liberté de penser aspirant à vivre dans une société meilleure ?

Sur le mode de la science participative, notre projet consiste à faire se rencontrer les experts académiques de différentes disciplines, les acteurs de l’IA, les pouvoirs publics, les associations et les citoyens (tous publics, de l’éclairé au distant, en veillant au dialogue intergénérationnel), dans le but de parvenir au niveau de connaissance adéquat, nécessaire tant à la conscience de la situation contemporaine qu’au développement d’une conversation éthique sur l’IA. 

Il s’agit de développer ensemble une réflexion non-partisane, de type philosophique et donc générale, mais qui sera adressée à des domaines concernés par les problèmes éthiques engendrés par l’IA et à des secteurs socio-professionnels visés par les transformations qu’elle crée : l’éducation, la santé et le bien-être, la défense, la guerre et la cyber sécurité, le traitement des données en entreprises et dans le domaine public, le travail et l’économie numérique, la gestion des risques et le secteur de l’énergie (ces thèmes seront prochainement priorisés).

3. Programme :

  • Phase 1 : février – juin 2021 : ÉVENEMENTS PRÉPARATOIRES DE SENSIBILISATION
  • Phase 2 : septembre-octobre 2021 : ATELIERS PARTICIPATIFS
  • Phase 3 : novembre-décembre 2021 : EXPLOITATION DES DONNÉES, PRÉSENTATION PUBLIQUE DES LIVRABLES, EXPOSITION TERMINALE

4. Partenariats :

En partenariat avec : en cours de discussion

  • Institutions : Grenoble Alpes Métropole, Région Auvergne Rhône-Alpes,
  • Sociétés savantes, lieux culturels et think tanks :
    • Partenaires principaux : CCSTI La Casemate Grenoble, Ateliers Arts-Sciences Grenoble,
    • Partenaires associés : Conseil National du Numérique.
  • Académiques :
    • Partenaires principaux :
      • Institut de Philosophie de Grenoble (IPhiG, UGA)
      • Programmes de la Maison de la Création et de l’Innovation (MaCI, UGA) : IDEFI Promising, FR Innovacs, SFR Santé Société.
      • Grenoble-INP/Institut d’Ingénierie et de Management (UGA) notamment à travers les écoles Grenoble-IAE, ENSIMAG.
      • INRIA Rhône-Alpes.
    • Associés :
      • Rectorat de l’Académie de Grenoble.
  • Acteurs économiques du secteur de l’écosystème grenoblois via la Fondation UGA.